Exercices de parapente : progresser vers l’autonomie
Apprendre le parapente, c’est développer des sensations, comprendre les réactions de son aile et construire progressivement son autonomie. Chez Thalia Parapente, notre programme interne comprend plus de 60 exercices et variantes, introduits selon les acquis de chaque élève et les conditions du jour.
Cette page présente une sélection de nos exercices verts et bleus et leurs objectifs pédagogiques. Les exercices rouges, plus avancés, figurent uniquement dans le carnet de vols des élèves ; certains se travaillent dans le cadre d’un stage SIV. Les consignes de réalisation sont abordées pendant la formation.
Pourquoi travailler des exercices ciblés ?
Les vols classiques construisent l’expérience globale du pilote, mais de nombreux éléments doivent y être gérés simultanément : trajectoire, masse d’air, trafic, hauteur et prise de décision. Les exercices ciblés permettent d’isoler une sensation ou une compétence précise afin de mieux la comprendre, la répéter et l’intégrer progressivement.
Le principe est comparable aux gammes d’un musicien : elles ne constituent pas le morceau final, mais elles développent les repères qui permettent ensuite de jouer avec davantage de fluidité. En vol, ces acquis libèrent de l’attention pour observer l’environnement, anticiper et prendre de meilleures décisions. C’est pourquoi les exercices sont introduits dans un ordre progressif, en fonction des compétences déjà acquises par chaque élève.
Trois validations internes vers l’autonomie
Notre formation est jalonnée par trois validations internes qui autorisent progressivement de nouvelles situations de vol. Elles portent sur les connaissances, les compétences de pilotage et la capacité de décision de chaque élève. Elles sont distinctes des niveaux de difficulté des exercices et des examens officiels FSVL.
N1 : accéder au vol en aérologie active
L’obtention du N1 autorise l’élève à voler en aérologie active pendant sa formation. Cette validation vérifie les fondamentaux nécessaires pour aborder une masse d’air plus active : préparation du vol, décollage, repères de pilotage et organisation de l’atterrissage.
N2 : accéder au vol thermique
L’obtention du N2 autorise l’élève à exploiter les ascendances thermiques pendant sa formation. Cette étape mobilise la maîtrise du pilotage, la lecture de l’environnement et les règles de priorité pour évoluer avec les autres pilotes.
N3 : accéder aux vols autonomes
L’obtention du N3 autorise l’élève à réaliser un ou plusieurs vols autonomes dans le cadre de sa formation. Elle valide sa capacité à préparer son vol, prendre ses décisions, piloter et construire son atterrissage, ainsi que ses connaissances et la gestion de son matériel.
Les critères détaillés de ces validations sont suivis pendant la formation. L’accès à une nouvelle situation de vol reste adapté aux conditions du jour et aux acquis de l’élève.
Notre méthode d’enseignement, concrètement
Comprendre avant d’exécuter
Avant chaque nouvel exercice, nous expliquons ce qu’il permet d’observer, de ressentir et d’apprendre. Chaque exercice construit une compétence utile dans le vol réel.
Progresser au bon moment
Les couleurs indiquent le niveau de difficulté des exercices. En général, les exercices verts sont travaillés avant les bleus, puis les rouges. Le rythme reste individualisé : chaque exercice est introduit selon les prérequis acquis, les conditions et son intérêt pour la progression.
Guider, observer et débriefer
Lors des exercices en vol, l’élève bénéficie d’un accompagnement individuel par radio, avec une observation directe du pilote et de son aile par l’instructeur·trice. Lorsque cela aide l’apprentissage, le vol est filmé pour revenir ensemble sur la gestuelle, le regard et le timing.
Construire des repères fiables
Après le vol, nous comparons les sensations de l’élève aux observations de l’encadrement. L’exercice est repris lorsque cela est utile, pour stabiliser les acquis et libérer de l’attention pour l’environnement et les décisions.
Chaque élève retrouve les fiches détaillées de ses exercices dans son portail privé.
Les exercices verts : les fondamentaux
Les exercices verts constituent le premier niveau de difficulté de notre programme. Ils développent les fondamentaux : trajectoire, vitesse, sensations aux commandes et dans la sellette, préparation du matériel et organisation de l’atterrissage.
Ils sont généralement travaillés avant les exercices bleus, pendant la formation au brevet. Chaque exercice est introduit avec l’instructeur·trice, selon les acquis et les conditions.
Ouvre une fiche pour découvrir son objectif pédagogique.
Pilotage positif et négatif
Ces deux formes de pilotage permettent de comprendre comment les variations d’action aux commandes influencent le virage et les réactions de l’aile.
L’exercice développe la précision des trajectoires, la finesse du dosage et la capacité à adapter son pilotage à la situation, notamment en thermique et pendant l’approche.
Oreilles
Les oreilles permettent de découvrir une technique de descente et de comprendre le lien entre surface de voile, taux de chute et comportement de l’aile.
L’exercice développe la gestion de la trajectoire et de l’altitude, ainsi que la capacité à reconnaître l’intérêt et les limites de cette technique dans une situation de vol. Son utilisation est abordée avec l’instructeur·trice.
Oreilles + changements de cap
L’exercice oreilles + changements de cap montre que la sellette est un véritable outil de pilotage. Lorsque les commandes de frein ne sont pas utilisées, le déplacement du poids du corps permet encore d’influencer la direction de l’aile.
L’objectif pédagogique est de développer la sensibilité au pilotage à la sellette. L’élève apprend à ressentir comment son placement modifie la trajectoire, le rayon de virage et le retour vers une direction stabilisée.
Cette compétence est utile chaque fois que le pilote souhaite corriger son cap sans agir directement sur les commandes. Elle renforce la coordination entre le corps et l’aile et prépare à d’autres formes de pilotage au poids du corps.
Accélérateur
L’accélérateur permet de diminuer l’incidence de l’aile afin d’augmenter sa vitesse. Il est notamment utilisé pour progresser face au vent, traverser plus efficacement une zone descendante ou optimiser une transition.
L’objectif pédagogique est de faire ressentir à l’élève les changements provoqués par le vol accéléré : augmentation du vent relatif, modification de l’assiette et évolution du comportement de l’aile.
L’exercice apprend également à adapter sa vitesse à la masse d’air et à la situation. L’élève comprend que l’accélérateur n’est pas seulement un moyen d’aller plus vite, mais un véritable outil de gestion de l’efficacité en vol.
Oreilles accélérées
Les oreilles accélérées combinent une réduction de la surface de l’aile avec l’utilisation de l’accélérateur. Cette association augmente le taux de chute tout en conservant une vitesse importante sur la trajectoire.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à coordonner deux actions complémentaires et à conserver la maîtrise de la direction grâce au pilotage à la sellette.
Cette technique est particulièrement utile lorsqu’il faut perdre de l’altitude sans recourir à une manœuvre fortement dynamique, notamment en présence de vent soutenu.
Roulis aux oreilles
Le roulis aux oreilles est une technique de descente qui combine la réduction de l’envergure de l’aile avec un mouvement pendulaire créé au poids du corps.
L’objectif pédagogique est de développer la maîtrise du pilotage à la sellette et la compréhension du roulis. Avec les oreilles fermées, l’aile réagit davantage aux transferts de poids et permet de mieux percevoir l’importance du timing.
En augmentant progressivement l’amplitude du mouvement, le pilote peut obtenir un taux de chute important sans subir les fortes charges associées à une spirale engagée. Il apprend également à amortir le roulis pour revenir à une trajectoire stabilisée.
Roulis au poids du corps
Le roulis au poids du corps consiste à créer, amplifier puis amortir le mouvement latéral du parapente uniquement à l’aide de la sellette, sans intervenir avec les commandes de frein.
L’objectif pédagogique est de faire comprendre le fonctionnement du balancier pendulaire. En synchronisant ses transferts de poids avec le mouvement de l’aile, l’élève découvre comment l’énergie peut être entretenue ou, au contraire, dissipée.
Cet exercice développe la sensibilité au pilotage à la sellette, le timing et la capacité à anticiper les réactions de l’aile. Ces compétences améliorent ensuite la précision des virages et la gestion des mouvements créés pendant le vol.
Roulis aux freins
Le roulis aux freins consiste à créer et entretenir un mouvement latéral de l’aile à l’aide d’actions alternées sur les commandes, tout en conservant un cap général relativement stable.
L’objectif pédagogique est de comprendre l’interaction entre les commandes et le mouvement pendulaire du pilote. L’élève apprend que l’efficacité d’une action dépend surtout du moment où elle est réalisée.
Cet exercice complète le roulis au poids du corps en montrant que les commandes et la sellette n’agissent pas de la même manière ni au même moment. Il développe le dosage, la coordination et la compréhension de l’énergie de l’aile.
Tangage
Le tangage désigne le mouvement de l’aile sur l’axe avant-arrière. La voile passe derrière le pilote, puis accélére vers l’avant avant de retrouver sa position d’équilibre.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à reconnaître ce mouvement, à comprendre comment l’énergie se développe et à percevoir comment les actions du pilote peuvent l’entretenir, l’amplifier ou l’amortir.
Le tangage développe principalement le timing, la symétrie et le dosage des commandes. Sa maîtrise constitue une base importante du pilotage actif et aide à mieux comprendre les réactions de l’aile dans une masse d’air en mouvement.
Tangage à l'accélérateur
Le tangage à l’accélérateur consiste à créer ou à amortir le mouvement avant-arrière de l’aile en faisant varier son incidence uniquement avec l’accélérateur.
L’objectif pédagogique est de montrer que l’accélérateur ne modifie pas seulement la vitesse. Utilisé avec le bon timing, il agit également sur l’assiette de l’aile et sur l’énergie du mouvement pendulaire.
Cet exercice développe la coordination des jambes, la compréhension du vol accéléré et la capacité à ressentir les variations d’incidence sans intervenir avec les commandes de frein.
Fermeture asymétrique
Une fermeture asymétrique correspond à la perte temporaire de pression d’une partie de l’aile. Elle peut provoquer une modification de la trajectoire et une tendance à tourner du côté fermé ou, sur les ailes de dernière génération, du côté ouvert.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à rester maître de sa direction lorsqu’une partie de la voile n’est plus porteuse. La priorité n’est pas de rouvrir immédiatement l’aile, mais de conserver une trajectoire contrôlée et d’analyser son comportement.
Cet exercice développe le pilotage actif, la gestion du stress et la capacité à adapter ses corrections à la réaction réelle de l’aile. Il aide également le pilote à mieux comprendre les conséquences d’une fermeture rencontrée dans une masse d’air turbulente.
Pilotage twisté
Le pilotage twisté simule une situation dans laquelle les élévateurs sont croisés après une rotation du pilote dans sa sellette. Les repères habituels sont alors modifiés et les commandes peuvent devenir difficiles à utiliser.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à conserver une trajectoire stable dans une configuration inhabituelle. L’élève découvre que l’aile reste pilotable à la sellette, même lorsque les élévateurs sont croisés.
Cet exercice développe le calme, l’orientation spatiale et la capacité à réfléchir avant d’agir lorsque les sensations ou les repères sont inversés. Il renforce également la confiance dans le pilotage au poids du corps.
Vol filmé
Le vol filmé est un outil pédagogique qui permet d’analyser après le vol la gestuelle, le regard, les transferts de poids et les actions sur les commandes.
L’objectif est de comparer les sensations du pilote avec ce qui s’est réellement produit. La vidéo permet souvent de révéler des gestes involontaires, un manque de symétrie ou un mauvais timing difficiles à identifier uniquement depuis le sol.
Cette méthode facilite un débriefing précis et permet de cibler les points à améliorer lors des vols suivants. Elle est particulièrement utile lorsqu’un exercice reste difficile à comprendre malgré les explications et les retours radio.
Pré-gonflages (attaché ou non)
Le pré-gonflage consiste à préparer l’aile à l’aide du vent avant le décollage afin de contrôler visuellement la voilure, les suspentes et le bon positionnement des élévateurs.
L’objectif pédagogique est de rendre la préparation plus rapide, plus fiable et plus sûre.
Selon la force du vent et la configuration du terrain, le pré-gonflage peut être effectué avant ou après s’être attaché à la sellette. Dans les deux cas, il permet de détecter plus facilement une suspente emmêlée, un stabilo coincé ou une mauvaise préparation de la voile.
Technique de pliage
Une technique de pliage permet de ranger une aile de parapente tout en protégeant le tissu, les suspentes et les éléments semi-rigides du bord d’attaque.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à choisir une méthode adaptée à l’utilisation. Un rangement quotidien dans un sac de pliage rapide privilégie la simplicité et l’aération, tandis qu’un pliage compact répond davantage aux contraintes de transport ou de marche et vol.
Quelle que soit la méthode, la priorité consiste à préserver les joncs du bord d’attaque, éviter les emmêlements de suspentes et limiter les compressions inutiles. Un bon pliage contribue directement à la longévité et au bon comportement de l’aile.
Dragon (vol synchro)
Le Dragon est un exercice de vol synchronisé réalisé à deux pilotes. L’un suit la trajectoire de l’autre en utilisant un long ruban comme repère visuel de positionnement.
L’objectif pédagogique est de développer l’anticipation, la gestion précise de la vitesse et du taux de chute, ainsi que la perception des distances dans l’espace.
L’exercice apprend au pilote à observer simultanément la trajectoire d’un autre parapente, son propre environnement et l’évolution de leur position relative. Il renforce ainsi les compétences utiles au vol en groupe et à la gestion du trafic.
Atterrissage autonome
L’atterrissage autonome est une étape au cours de laquelle l’élève construit seul son approche et prend ses propres décisions, tandis que l’instructrice-teur intervient à la radio uniquement en cas de besoin.
L’objectif pédagogique est de valider la capacité à analyser le vent, le trafic, la hauteur disponible et la configuration du terrain afin de choisir une trajectoire cohérente jusqu’à l’atterrissage.
Cet exercice rassemble de nombreuses compétences acquises pendant la formation : observation, anticipation, gestion du plan de descente, respect des priorités et adaptation aux conditions réelles. Il constitue une étape essentielle vers l’autonomie et le brevet de pilote.
Demi-tour et gestion du roulis
L’exercice demi-tour et gestion du roulis permet d’observer le mouvement latéral créé à la sortie d’un virage de 180 degrés et d’apprendre à le dissiper proprement.
L’objectif pédagogique est de comprendre que l’énergie accumulée pendant un virage ne disparaît pas immédiatement lorsque la trajectoire est redressée. Elle peut provoquer un roulis qu’il faut anticiper et amortir.
Le demi-tour génère une énergie modérée et constitue donc une introduction progressive à la gestion des sorties de virage. Il prépare notamment aux exercices plus dynamiques et à la maîtrise des sorties de 360.
Les exercices bleus : le perfectionnement
Les exercices bleus représentent un niveau de difficulté supérieur. Généralement abordés après les exercices verts, ils approfondissent le pilotage actif, la gestion de l’énergie et la compréhension de situations plus complexes.
Ils développent notamment l’anticipation, la précision et la coordination à travers les rotations, les variations de vitesse et le pilotage aux élévateurs arrière. Le choix de la variante et du cadre d’apprentissage appartient à l’instructeur·trice, selon les prérequis, le matériel et les conditions.
Ouvre une fiche pour découvrir son objectif pédagogique.
Plage de vitesse aux freins
Cet exercice développe la perception des variations de vitesse et des réactions de l’aile aux commandes. L’élève apprend à reconnaître les changements de sensations lorsque l’aile ralentit.
Il affine le dosage du pilotage et la compréhension des marges à basse vitesse. Ces repères aident à adapter sa vitesse en thermique et pendant l’approche, dans les limites du matériel et du cadre défini par l’instructeur·trice.
Décravatage au stabilo
Une cravate apparaît lorsqu’une partie du bout d’aile reste coincée dans le suspentage après une fermeture ou une mauvaise pré-vol. Le décravatage au stabilo consiste à utiliser la suspente située à l’extrémité de l’aile pour tenter de libérer le tissu.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à identifier rapidement cette suspente et à connaître une première solution permettant de remettre l’aile en état de vol normal.
L’exercice enseigne surtout une hiérarchie claire des priorités : conserver une trajectoire maîtrisée, s’éloigner du relief, surveiller sa hauteur, puis chercher à libérer la cravate si la situation le permet.
Amorces de vrilles
Une amorce de vrille correspond au début d’un décrochage asymétrique : une partie de l’aile cesse de voler tandis que l’autre continue d’avancer, ce qui provoque un mouvement de rotation.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à reconnaître les premiers signes de cette situation : déformation du profil, modification de la pression aux commandes et apparition d’un mouvement de lacet.
Cet exercice permet de mieux comprendre les limites du domaine de vol et de développer une réaction rapide et adaptée. Cette connaissance peut également être utile pour comprendre certaines techniques avancées de gestion d’une cravate.
360° : gestion de la vitesse
L’exercice 360° : gestion de la vitesse consiste à apprendre à augmenter puis diminuer volontairement la vitesse de rotation, avant de stabiliser le virage à la vitesse choisie.
L’objectif pédagogique est de comprendre comment l’aile accélère lorsqu’elle entre davantage en rotation et comment le dosage des commandes doit évoluer pour conserver ensuite une vitesse de rotation constante. L’élève apprend ainsi à agir progressivement sur la commande, à observer la réponse de l’aile et à corriger son action lorsque le virage accélère ou ralentit.
Cet exercice développe la capacité à contrôler l’énergie du virage, plutôt que de subir une accélération ou une décélération involontaire. Il permet également de mieux comprendre le lien entre commande, inclinaison, vitesse et rayon de virage.
Cette maîtrise est particulièrement utile en vol thermique, où le pilote doit pouvoir resserrer ou élargir son virage puis retrouver rapidement une rotation régulière adaptée à l’ascendance.
Petites chandelles
Une petite chandelle apparaît lorsqu’un pilote sort d’un virage avec suffisamment d’énergie pour remonter brièvement avant que l’aile n’abatte vers l’avant.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à gérer séparément les mouvements de roulis et de tangage présents à la sortie du virage. L’élève cherche d’abord à remettre l’aile à plat, puis à gérer proprement le mouvement arrière-avant qui suit.
Cet exercice développe la compréhension de l’énergie, le timing et la coordination des commandes. Il prépare le pilote à des sorties de virage plus propres et à la gestion de manœuvres progressivement plus dynamiques.
360° : sortie à l’étouffée
Cet exercice permet de mieux comprendre l’énergie accumulée pendant un virage continu et son influence sur les mouvements de l’aile à la sortie.
Il développe l’anticipation, le sens du timing et la précision du pilotage, pour construire une sortie maîtrisée et limiter les mouvements pendulaires.
Huit et gestion de la transition
L’exercice du huit consiste à enchaîner deux virages de sens opposés en maîtrisant la transition entre les deux trajectoires.
L’objectif pédagogique est de coordonner le regard, le retour au neutre dans la sellette et l’engagement du virage suivant. L’élève apprend à anticiper la nouvelle direction avant de commencer son action physique.
Cet exercice développe la fluidité du pilotage et évite les changements d’appui trop brusques, susceptibles de créer un roulis parasite. Il est particulièrement utile pour améliorer les trajectoires en thermique, en approche et dans les zones où plusieurs changements de direction sont nécessaires.
Fermeture asymétrique et changements de cap
L’exercice fermeture asymétrique et changements de cap consiste à piloter une aile dont une partie de la surface est temporairement fermée.
L’objectif pédagogique est de dépasser le simple maintien d’une trajectoire droite. L’élève apprend à conserver une capacité de direction, à adapter ses appuis dans la sellette et à observer comment la voile réagit avec une surface portante réduite.
Cette compétence permet de mieux comprendre le comportement d’un parapente après une fermeture rencontrée dans une masse d’air turbulente. Elle développe le calme, l’analyse et la capacité à choisir une trajectoire sûre avant de chercher à rouvrir l’aile.
Descente rapide suisse
La descente rapide suisse approfondit la compréhension du pilotage avec une surface de voile réduite et de la gestion d’une descente en rotation.
L’exercice développe la coordination, la perception des efforts et l’anticipation des réactions de l’aile. Il permet de comparer les caractéristiques et les limites des techniques de descente, dans un cadre défini par l’instructeur·trice.
Virage dynamique avec le roulis
Le virage dynamique à partir du roulis utilise l’énergie d’un mouvement latéral déjà présent pour engager une rotation plus fluide et plus vive.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à reconnaître le moment où l’aile est naturellement disposée à tourner. Le pilote ne cherche pas à forcer la manœuvre, mais à synchroniser son action avec le mouvement pendulaire.
Cet exercice développe le ressenti, le timing et la coordination entre la sellette et les commandes. Il montre comment l’énergie d’un roulis peut être dirigée vers une trajectoire choisie, puis dissipée proprement à la sortie.
Virage dynamique avec le tangage
Le virage dynamique à partir du tangage utilise la vitesse acquise pendant l’abattée pour engager une rotation plus énergique qu’un virage réalisé en vol stabilisé.
L’objectif pédagogique est de comprendre comment le mouvement avant-arrière de l’aile influence sa réactivité. L’élève apprend à identifier la phase d’accélération et à utiliser cette énergie pour construire une nouvelle trajectoire.
Cet exercice développe le timing, le dosage et la capacité à gérer plusieurs axes de mouvement simultanément. Il relie directement la maîtrise du tangage à celle des virages dynamiques.
Pilotage aux arrières
Le pilotage aux arrières, aussi appelé pilotage aux C, permet de corriger la trajectoire en agissant sur les élévateurs arrière plutôt qu’avec les commandes de frein.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à modifier le cap tout en préservant autant que possible le profil, la vitesse et la finesse de l’aile. Cette technique devient particulièrement intéressante pendant les transitions et le vol accéléré.
Elle développe également une lecture plus directe des variations de pression dans l’aile. Le pilotage aux arrières peut aussi constituer une solution de secours en cas de problème avec une commande de frein.
Plage de vitesse aux arrières
La plage de vitesse aux arrières consiste à explorer la manière dont l’aile ralentit lorsque le pilote agit symétriquement sur les élévateurs arrière, sans utiliser les commandes de frein.
L’objectif pédagogique est de ressentir la relation directe entre la tension dans les élévateurs et la déformation du profil. L’élève découvre que la marge de déplacement est beaucoup plus courte et plus sensible qu’avec les freins.
Cet exercice affine la lecture visuelle de l’aile et permet de mieux comprendre les limites du pilotage aux C. Il complète l’apprentissage des basses vitesses en montrant qu’un même ralentissement peut être obtenu par des actions aérodynamiquement différentes.
Atterrissage aux arrières
Cet exercice prépare à comprendre une situation exceptionnelle où une commande de frein devient indisponible, et les possibilités ainsi que les limites du pilotage aux élévateurs arrière.
Il développe l’anticipation, la précision de l’approche et la capacité à prendre des décisions adaptées. Cet apprentissage encadré tient compte des caractéristiques du matériel et des prérequis de l’élève.
Pilotage accéléré aux arrières
Le pilotage accéléré aux arrières combine l’utilisation de l’accélérateur avec des corrections de trajectoire réalisées aux élévateurs arrière.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à conserver une aile rapide et performante pendant une transition, sans déformer inutilement le bord de fuite avec les commandes de frein.
Le pilote développe également sa capacité à ressentir les variations de pression dans le profil. Une modification de la tension dans un élévateur peut signaler une perte de pression et permettre une correction précoce adaptée.
Roulis accéléré aux arrières
Le roulis accéléré aux arrières consiste à créer, accompagner puis amortir un mouvement latéral de l’aile à l’aide de la sellette et des élévateurs arrière pendant le vol accéléré.
L’objectif pédagogique est d’apprendre à gérer les mouvements de roulis rencontrés en transition sans utiliser les freins, afin de conserver le profil et l’efficacité de l’aile.
Cet exercice développe un pilotage très précis, car l’augmentation de la vitesse rend les élévateurs arrière plus sensibles. Le pilote apprend à accompagner le rythme naturel de l’aile plutôt qu’à rechercher une grande amplitude.
Tangage accéléré aux arrières
Le tangage accéléré aux arrières consiste à gérer le mouvement avant-arrière de l’aile avec les élévateurs arrière tout en maintenant une phase de vol accéléré.
L’objectif pédagogique est de développer le contrôle de l’assiette et de comprendre comment une action aux arrières peut ralentir une abattée, stabiliser le profil ou modifier l’énergie du mouvement.
Cet exercice prépare au pilotage actif pendant les transitions. Il apprend au pilote à intervenir sans utiliser les freins, tout en conservant une aile rapide et en limitant les mouvements excessifs.
Manœuvre d'évitement
La manœuvre d’évitement simule un changement de trajectoire rapide destiné à éviter un autre aéronef ou un obstacle apparu soudainement.
L’objectif pédagogique est de développer une réaction à la fois vive et maîtrisée. Le pilote apprend à modifier rapidement son cap, puis à laisser l’aile reprendre de la vitesse et à stabiliser la sortie.
Cet exercice renforce la coordination, la prise de décision et la gestion de l’énergie après une action d’urgence. Il rappelle également que l’observation et l’anticipation restent les meilleurs moyens d’éviter une collision.
Décollage face voile
Le décollage face voile consiste à gonfler et contrôler le parapente en faisant face à l’aile, avant de se retourner pour commencer la course d’envol.
L’objectif pédagogique est de permettre au pilote d’observer directement la montée de la voile, de vérifier son ouverture et de maîtriser plus facilement sa puissance lorsque le vent est établi.
Cette technique développe la coordination entre le placement du corps, la gestion des élévateurs, les commandes et le retournement. Elle permet de décider sereinement de poursuivre ou d’interrompre le décollage selon l’état réel de l’aile.
Oreilles dans la volte
Cet exercice approfondit la compréhension du plan de descente et de la gestion de l’altitude pendant l’approche.
Il développe l’analyse de la hauteur, de la position et de la trajectoire, ainsi que la capacité à anticiper les adaptations nécessaires. L’élève apprend avec l’instructeur·trice à reconnaître les possibilités et les limites de cette utilisation des oreilles.
Un cadre adapté à chaque étape
Avant chaque exercice, l’instructeur·trice réalise un briefing complet avec l’élève afin d’expliquer l’objectif, le déroulement, les actions à effectuer, les sensations attendues, les points de vigilance et la manière d’interrompre l’exercice si nécessaire.
Le cadre d’apprentissage est ensuite choisi pour chaque exercice, selon sa variante, les compétences déjà acquises, le matériel et les conditions. En journée école, les exercices en vol sont réalisés avec un accompagnement radio, une hauteur adaptée et une observation directe par l’instructeur·trice.
Les exercices rouges, plus avancés, sont dans le carnet de vols des élèves. Certains se travaillent en stage SIV — Simulation d’incidents en vol, au-dessus de l’eau et avec un dispositif de sécurité dédié.
Les repères développés pendant la formation permettent d’aborder cette étape avec une meilleure compréhension de son aile.
Questions fréquentes
Peut-on s'entraîner seul aux exercices de parapente ?
Non. Les exercices en vol se travaillent uniquement sous la surveillance d’un·e instructeur·trice FSVL. Ils sont introduits par un briefing complet, puis réalisés dans un cadre adapté au niveau de l’élève, au matériel et aux conditions du jour.
En revanche, l’élève est libre — et vivement encouragé — à s’entraîner régulièrement au sol une fois les bases acquises. Les séances de gonflage permettent de travailler le dos voile, le face voile, le contrôle de l’aile, les déplacements et, plus largement, de jouer avec son parapente afin de développer progressivement ses sensations et ses automatismes.
Quels exercices faut-il maîtriser pour le brevet de parapente suisse (FSVL) ?
La FSVL définit sept figures en vol pour l’examen pratique. Elles ne résument pas à elles seules l’évaluation, qui porte aussi sur la préparation, le décollage et l’atterrissage. Les épreuves sont présentées sur notre page consacrée à l’examen pratique du brevet.
Chez Thalia Parapente, notre programme comprend plus de 60 exercices et variantes, travaillés progressivement selon les acquis de chaque élève. L’objectif est de construire des compétences durables pour le vol, tout en préparant les exigences de l’examen.
Qu'est-ce que le pilotage actif en parapente ?
Le pilotage actif consiste à ressentir en permanence les mouvements de son aile et à les accompagner par des actions dosées, aux commandes et à la sellette, pour maintenir la voile pressurisée et stable au-dessus de la tête. Il s’oppose au pilotage passif, où le pilote subit les mouvements de la masse d’air.
C’est une compétence centrale en conditions thermiques : elle contribue à limiter le risque de fermeture et rend le vol plus confortable. Le pilotage actif se construit progressivement, à travers les exercices de tangage, de roulis et de plage de vitesse décrits sur cette page.
Quelle est la différence entre les exercices en école et un stage SIV ?
En école, les exercices sont choisis pour construire progressivement les sensations, la précision du pilotage et la capacité de décision. Toutes les manœuvres réalisées pendant la formation sont adaptées à une pratique au-dessus du sol, avec un cadre défini selon l’exercice, sa variante, les acquis de l’élève, le matériel et les conditions.
Le SIV — Simulation d’incidents en vol permet d’aller plus loin dans le pilotage grâce à un dispositif spécifique au-dessus de l’eau, avec un encadrement et des moyens de sécurité adaptés. Certains exercices rouges de notre carnet sont des manœuvres à plus haute énergie qui nécessitent ce cadre particulier.
Ces exercices avancés sont totalement optionnels pour l’obtention du brevet de pilote. Ils sont généralement abordés après le brevet, dans le cadre d’un stage SIV, lorsque le pilote souhaite approfondir la connaissance de son aile et développer ses compétences de pilotage.
Découvre nos stages SIV à Villeneuve, au-dessus du lac Léman.
À quoi servent les oreilles en parapente ?
Les oreilles sont une technique de descente qui permet d’augmenter le taux de chute. Leur apprentissage développe la gestion de l’altitude, de la trajectoire et la compréhension du comportement de l’aile.
L’élève apprend aussi à reconnaître leurs possibilités et leurs limites. Les effets et le choix de leur utilisation dépendent du matériel, des conditions et de la situation de vol ; ils sont abordés avec l’instructeur·trice pendant la formation.
Pourquoi apprendre le pilotage aux arrières ?
Le pilotage aux élévateurs arrière développe la perception des réactions de l’aile et la précision du contrôle en transition. Les élévateurs concernés et les possibilités de pilotage dépendent de la conception de l’aile.
Cette famille d’exercices permet aussi de comprendre les possibilités et les limites d’un pilotage alternatif lorsqu’une commande de frein devient indisponible. Elle est introduite après les fondamentaux, avec un apprentissage adapté au matériel et aux prérequis de l’élève.
Quelle est la prochaine étape pour toi ?
Tu n’as encore jamais piloté de parapente ? Le stage d’initiation te permet de découvrir le gonflage, les premières sensations de pilotage et, lorsque les conditions le permettent, ton premier grand vol solo.
Tu souhaites apprendre jusqu’à l’autonomie ? Découvre notre formation au brevet de parapente suisse, depuis les premiers vols jusqu’à la préparation de l’examen pratique FSVL.
Tu es déjà pilote breveté·e ? Les journées Open-Fly, le biplace pédagogique et les stages SIV permettent de poursuivre ta progression avec un accompagnement adapté.
Thalia: 079 956 97 64
Marco: 079 696 87 57
Journées école
Selon les conditions météo.