On l’attendait, on en parlait au déco entre deux vols, et ça y est : les choses se concrétisent du côté de chez Advance. Si tu voles en catégorie C ou que tu cherches ta prochaine machine de cross, tu as sûrement entendu les rumeurs.
Aujourd’hui, on fait le point sur la future Advance TAU, celle qui vient combler le vide stratégique entre la Sigma et l’Omega. Pas de blabla commercial ici, juste ce qu’on sait, ce qu’on ressent et ce qu’on peut espérer pour la prochaine saison.
Le chaînon manquant dans la gamme
Soyons honnêtes, il manquait un jouet dans le râtelier d’Advance. Jusqu’ici, le saut entre une Sigma (EN-C accessible) et une Omega (EN-D performante) représentait une marche significative pour beaucoup de pilotes.
La TAU (prononce « TAO ») arrive pour occuper ce créneau très convoité de la « Sport Class » : une vraie EN-C 2 lignes performante. L’idée est simple : offrir le plané et la pénétration face au vent d’une 2-lignes, tout en gardant cette signature Advance qu’on aime tant — un virage homogène et un comportement rassurant.
Conception : L’art d’affiner le ressenti

Advance a communiqué quelques chiffres lors de la Coupe Icare, mais entre nous, il faut savoir lire entre les lignes. Le développement d’une voile chez le constructeur suisse, c’est un processus vivant.
Actuellement, les pilotes d’essai continuent de poncer les prototypes pour valider la meilleure formule. On a eu vent que les spécifications initiales (allongement et nombre de cellules) sont en train d’être affinées par rapport à l’annonce de départ. L’équipe ne s’enferme pas dans la théorie des simulations numériques : ils ajustent la voilure pour coller à la réalité du terrain et atteindre l’équilibre parfait recherché.
L’objectif n’est pas de sortir la fiche technique la plus impressionnante sur le papier, mais de trouver le compromis parfait en l’air. C’est ce travail empirique sur les protos qui garantira la cohésion de l’aile en conditions thermiques réelles.
Le choix du DLS : La justesse du compromis
Côté construction, Advance reste fidèle à sa philosophie « DLS » (Durable Lightweight Structure). Tu te demandes peut-être pourquoi pas du « tout ULS » ? C’est un choix de conception pragmatique.
Pour ce type de programme, le gain de 400 ou 500 grammes qu’apporterait l’ULS ne justifie pas le surcoût ni la concession sur la structure. La version DLS offre le ratio idéal : une aile légère (estimée autour des 3.6 kg), compacte, mais avec suffisamment de matière pour assurer une longévité exemplaire. C’est l’équilibre parfait pour une voile destinée à voler beaucoup et longtemps.

Disponibilité : Plus tôt que prévu ?
C’est là que ça devient intéressant pour ton planning de saison. Si l’annonce officielle parlait de la « saison 2026 », les bruits de couloir internes sont plus optimistes pour les plus impatients d’entre nous.
Une taille est quasiment finalisée et l’homologation est dans les tuyaux pour cette fin d’année. Concrètement, ça veut dire qu’on pourrait voir les premières Advance TAU disponibles dès février-mars.
Six tailles sont prévues au total, avec des fourchettes de poids réduites. C’est un détail qui a son importance : en 2-lignes, être bien chargé est crucial pour la performance et la réponse à la commande. Avoir plus de tailles permet de vraiment trouver « chaussure à son pied » pour exploiter tout le potentiel de la machine.
En résumé : Faut-il l’attendre ?
Si tu cherches une machine pour manger des kilomètres, que tu veux goûter à l’efficacité du pilotage aux arrières avec la sérénité d’une EN-C, la TAU est clairement sur la « short list ».
Elle promet d’être le bonbon de la catégorie : performante, solide, et surtout saine.
Chez Thalia Parapente, on est dans les starting-blocks pour recevoir les premières démos. Reste connecté, dès qu’elle arrive, on ira enrouler les premiers thermiques de la saison avec pour te donner un ressenti complet.
D’ici là, profitez bien des vols d’hiver, et on se donne rendez-vous au retour des thermiques pour aller taquiner les plafs !