
Quand Marco m’a demandé de raconter mon parcours, je me suis dit « ok, facile ». Et puis j’ai commencé à écrire, et je me suis rendu compte que… putain, quel chemin.
Le déclic à Megève
Tout a commencé lors d’une conversation avec ma copine sur les sports qu’on avait faits ou pas. Le parapente ? Jamais, même si j’avais déjà sauté en parachute. Ma réponse m’a surpris moi-même : « J’ai peur d’aimer ça. »
Trois mois plus tard, sortie ski de randonnée à Megève. Elle m’annonce que je ne redescendrai pas en ski. La surprise : un vol biplace. Un truc de dingue, des sensations comme je n’en avais jamais eues. Je n’avais qu’une envie : revivre ça encore et encore.
Trois semaines plus tard, je m’inscrivais chez Thalia Parapente.
Pourquoi Thalia ?
J’ai regardé plusieurs écoles de parapente, comparé les offres. Mais quand j’ai lu le descriptif de Thalia, quelque chose a résonné. Ça m’a tout de suite fait penser à une grande famille, à une atmosphère de déjà vécu, des sensations qu’on a envie de revivre.
Je ne voulais pas être un numéro. Je voulais que les gens qui allaient me former soient à l’écoute de mes envies et besoins, très attentifs à mon évolution. Apprendre avec des passionnés du parapente plutôt que des gens passionnés par le business, pour moi ça changeait tout.
La formation de parapente n’est pas qu’un apprentissage technique. Il y a toute la psychologie qui compte. Et c’est ce que Thalia m’a fait ressentir dès l’initiation.

Premier vol solo : 26 avril 2025
Je me rappelle de ce moment à l’atterrissage d’Ollon à mon premier jour d’initiation. Marco me dit : les conditions sont top, on va s’amuser un peu. Je gonfle la voile, Marco agrippe la sellette et me pousse pour me donner de la vitesse sur ce terrain plat, je décolle directement à 1 ou 2m du sol. C’était magique de se sentir porté par la voile, on a beaucoup rigolé !
Le deuxième jour, c’était mon tour pour le vol solo. Marco d’un côté, Mathieu de l’autre pour le briefing prévol, radio en main. Après le feu vert et une bonne inspiration, je me lance. Un thermique se détache au moment du décollage. Résultat : décollage mode fusée, sensation inexplicable. Il a fallu quelques centaines de mètres pour que je puisse m’asseoir dans ma sellette et profiter de mon vol.
Et à ce moment-là, Thalia prend la relève à la radio. Une voix rassurante, calme, posée. Elle garde un œil de faucon sur moi tout en me disant de profiter. Au moment de l’atterrissage, ses instructions sont si claires et précises que je me suis demandé si elle n’était pas sous le parapente à ma place, comme un autopilote à distance. Je me suis senti tellement en confiance ce jour-là.
La progression et l’erreur qui marque

J’ai essayé de voler tous les weekends quand c’était possible. Peu importe où l’école volait, je me suis donné les moyens d’être là.
Mais il y a eu un moment difficile. Un matin à Charmey, pendant ma phase d’accélération, j’ai trop remonté les mains. Au décollage, grosse fermeture asymétrique. Heureusement sans conséquences, mais cette erreur m’a travaillé pendant des semaines. Aujourd’hui encore, j’y pense.
Thalia et moi avons débriefé directement. Elle m’a soutenu, écouté et m’a dit d’être tolérant avec moi-même. De ne pas m’en vouloir mais de retenir l’erreur. « Nous sommes en formation et ces erreurs peuvent arriver. » Ces paroles m’ont permis de garder confiance en moi et de continuer à progresser. Les voiles école pardonnent beaucoup d’erreurs.
Un accompagnement sur mesure

Durant ma formation, j’ai galéré sur certains exercices. Le roulis notamment : je le stoppais avec mon poids du corps au lieu des freins. Comme Thalia nous avait expliqué la différence entre les sellettes avec et sans plateau, j’ai proposé d’essayer une sellette sans plateau. Thalia m’a directement suivi dans mon ressenti. La fois suivante, elle est venue avec la sellette et j’ai rapidement compris la manœuvre.
Pour les sorties chandelle, il a fallu une douzaine de vols et débriefings pour corriger mon roulis. Elle a vraiment pris le nombre de vols nécessaire et l’énergie qu’il fallait pour que je sois satisfait.
Thalia a clairement des capacités que peu de monde possède. Elle a une connexion particulière pour chaque élève, elle s’imprègne de chacun pour offrir une formation sur mesure. Car au final, même s’il existe des similitudes entre les élèves, nous sommes tous différents. Elle a cette facilité d’adaptation qui fait que quelle que soit la situation, elle reste toujours disponible, à l’écoute et prête.
Les vols inoubliables

Le vol biplace pédagogique thermique avec Marco : 2760 m au-dessus de Vounetz, transition sur la Dent de Broc, retour sur Charmey avec SAT, 360 face planète, wing-over et grosse sortie chandelle. La tête à l’envers, les creux dans le ventre, plus intense que le meilleur parc d’attraction. Cette sensation de zéro G, c’est inexplicable. Je suis totalement devenu fan du personnage, de son pilotage, tellement admiratif.
Et mon premier vol thermique solo : 50 minutes, arrivée dans le box d’exercice avec beaucoup d’altitude. Ce jour-là, j’ai enfin compris les sorties chandelle et j’ai fait des sorties parfaites. C’était une dinguerie.
L’équipe

Au-delà de Thalia, il y a Mathieu Dumont qui était présent au décollage la première fois. Une personne qui a la faculté de ressentir les émotions et le stress en temps réel. Un lien proche s’est créé presque instantanément.
Il y a Marco, personne très calme et toujours détendue, systématiquement prêt à répondre à la moindre question, et à la fois motivant.
Et puis Mathieu Devaud, pilote professionnel qui n’hésite pas à donner ses tips, ses secrets pour réussir, avec une pointe de psychologie et une approche pratique vraiment intéressante et efficace.
Bien sûr les autres aussi : Jérém, Clémence, Lucas, Patou… Une magnifique équipe.
L’ambiance est vraiment détendue et bonne enfant. Tout le monde prend soin les uns des autres. Une énergie positive plane sur les journées et ça, grâce à Thalia qui fait tout son possible pour être l’instructrice parfaite pour chaque élève.
Examen pratique : 2 octobre 2025

Six mois après mon initiation. Je n’ai jamais été autant stressé. Nouveau site que je ne connaissais pas, briefing moitié anglais, moitié allemand et une pointe de français.
Mais j’ai finalement réussi ma licence de pilote. Les premières minutes après l’obtention, j’ai réalisé que je pouvais voler seul. J’étais à la fois excité et si fier de moi. Mais j’étais aussi triste de ne plus être dans l’école. Je me suis juré que j’allais aller voler où l’école volerait par la suite. Les liens créés et l’ambiance dans cette école sont vraiment addictifs.
Et maintenant ?
Cette licence représente une certaine liberté. Mes années de sport à haut niveau, notamment le trail, ont fait souffrir mes genoux. Et maintenant, je pourrai redescendre les sommets en volant et non en marchant. L’accès aux montagnes avec une autre dimension.
Ma vision du parapente a changé entre le début et la fin de la formation. Au début, on voit le parapente comme quelque chose d’accessible, de pas si compliqué. Mais tout au long de mon parcours, j’ai découvert d’autres facettes et surtout ce que je cherchais vraiment : le cross (vol de distance). Un concentré assez complet de ce qu’on peut trouver dans le parapente et qui demande une grande maîtrise de sa voile pour être en sécurité. L’objectif d’être pilote est atteint, mais ce qui me motive, le cross, va me demander encore énormément d’heures de vol. Et je compte bien peaufiner ça avec Thalia, notamment par des SIV pour atteindre les bases de l’acro et savoir gérer les diverses situations avec mon Epsilon DLS.
Mon conseil à ceux qui hésitent
Prends le temps de bien lire les descriptifs des écoles de vol et les divers commentaires pour être sûr de choisir la bonne école qui correspond à tes attentes.
Le mot de la fin
Après mes trois jours de SIV, j’ai envoyé ce message à Thalia :
« Quand je repense aux sensations que Marco m’a fait vivre sous le biplace, je ne pensais pas que 35 vols plus tard, c’était à mon tour d’aller chercher ces sensations seul aux commandes avec mon instructrice à l’oreille pour me guider. Cette voix rassurante et pleine de confiance m’a permis d’explorer une partie du parapente et m’a montré ce dont je suis capable. Sincèrement, après m’avoir fait rêver, j’ai vibré grâce à toi et mon dieu ce que je suis heureux de partager ces moments avec vous. Je ne vous adore pas, je vous aime. »