
Je m’appelle Aline Mettan. J’ai bientôt 39 ans. Valaisanne d’origine, j’habite depuis quelques années à Broc, tout près de Charmey. Le rêve pour faire du parapente 🤩
Dans la vie, j’ai plusieurs activités professionnelles. Je n’aime pas trop la routine 😅
Je travaille notamment comme chargée de communication pour différentes organisations, en tant que salariée et freelance.
Je suis aussi engagée dans la mode éthique & consciente avec une activité de conseil en image. Les vêtements sont un moyen de communiquer avec les autres, de partager nos valeurs mais aussi de prendre soin de soi. J’accompagne les femmes qui ressentent un décalage entre leur style et leur personnalité. Je les aide à se réapproprier leur image et leurs vêtements pour en faire de vrais alliés, loin des diktats de la mode et de la surconsommation.
Pour en savoir plus :
www.bechicbeethic.ch
www.instagram.com/aline_bechicbeethic
Mais aujourd’hui, j’ai envie de te raconter une autre aventure. Celle qui m’a fait réaliser que j’étais capable de beaucoup plus que ce que je pensais…
La découverte du parapente (qui a pris son temps)

Comme beaucoup de personnes qui envisagent d’apprendre le parapente, l’idée a d’abord commencé comme une simple curiosité… avant de devenir une vraie aventure personnelle.
Ma première expérience en parapente remonte à 2010. Mon patron de l’époque m’avait offert un vol biplace pour la fin de mon stage. J’avais adoré. Mais à ce moment-là, jamais je n’aurais imaginé être capable d’apprendre le parapente et de voler seule.
L’idée a commencé à faire son chemin bien plus tard, en 2018, quand j’ai rencontré mon copain. Son rêve : passer sa licence de parapente. De mon côté, ça me paraissait encore totalement inaccessible (trop risqué, trop compliqué, trop exigeant…).
Et puis, petit à petit…
À force de le voir évoluer.
À force de rencontrer des parapentistes, de découvrir cette belle communauté de passionnés.
À force de redescendre à pied de rando pendant que lui volait 😅
J’ai fini par me dire : essayons !
Je me suis inscrite à un stage d’initiation parapente en février 2025. Juste pour en avoir le cœur net.
Spoiler : je ne me suis pas arrêtée là 😉
Le choix de l’école
J’ai découvert Thalia Parapente grâce à mon copain, qui avait participé à des journées Open Fly avec l’école. Il m’avait parlé de la pédagogie de Thalia et de la bonne ambiance.
Je n’ai pas hésité longtemps.
Je savais que j’avais besoin de quelqu’un de patient, capable de me rassurer et de me donner confiance 😅
Mes premiers pas sous la voile

Mon stage d’initiation… je ne suis pas prête de l’oublier.
Je me souviens très bien de la première journée à Ollon : les exercices au sol, les premières sensations avec la voile sur la tête 🤩 Déjà là, j’ai eu l’impression de vivre quelque chose de fou.
La deuxième journée a été… encore plus intense émotionnellement.
Le biplace pédagogique s’est très bien déroulé. Jusqu’au moment où j’ai réalisé que la prochaine étape, c’était le premier vol solo.
Et là… grosse montée d’angoisse.
En remontant au déco, je sentais que ça n’allait pas. On a refait des exercices en pente école, mais plus le temps passait, plus je sentais ma gorge se serrer.
Thalia l’a vu.
Elle m’a simplement dit que je n’étais pas obligée de voler aujourd’hui, que je pouvais continuer tranquillement les exercices. Rien que ça, ça m’a permis de me calmer.
Un peu plus tard, elle est revenue vers moi avec cette phrase toute simple :
« C’est toi qui décides, mais parfois, il faut juste se lancer. »
Elle avait senti que quelque chose avait changé et qu’il ne manquait qu’un petit déclic.
Le décollage s’est déroulé sans problème, avec les indications super claires de Marco à la radio. Je n’ai pas réfléchi. J’ai fait confiance. J’ai juste suivi.
Et là… quelle sensation incroyable !
Ensuite, Thalia a pris le relais avec sa voix calme et apaisante. Tout s’est passé en douceur, même l’atterrissage, qui ne m’a jamais paru aussi simple que ce jour-là.
C’est seulement une fois les pieds au sol que j’ai réalisé ce que je venais de faire. Et la peur que je venais de dépasser. Je me suis retrouvée en larmes dans les bras de Thalia 😅

La progression, les peurs et les joies

J’étais motivée à continuer mais clairement, j’avais des appréhensions : peur de ne pas comprendre, peur de paniquer et de me mettre en danger, peur d’être nulle…
Mais Thalia a une vraie force. Elle comprend très vite la personne qu’elle a en face d’elle et adapte son discours pour lui donner confiance et la faire avancer.
Une progression pas à pas
Dès le début, j’avais compris une chose en voyant mon copain : si je me lançais, il faudrait y consacrer du temps.
J’ai donc essayé de garder au moins un jour par week-end pour le parapente (même si la météo n’a pas toujours coopéré 😅).
Au début, j’ai aussi testé deux jours de vol d’affilée… et j’ai vite compris que c’était trop pour moi. Les journées étaient géniales, l’ambiance était top, mais émotionnellement c’était intense, surtout au début.
Au final, ma formation s’est déroulée de février à fin novembre. J’avais plus de 80 vols quand j’ai passé l’examen.
Les moments de doute

Comme dans tout apprentissage… il y en a eu.
Le petit incident du 3e vol.
Au déco nord de Charmey, j’ai mal gonflé ma voile. Je suis partie sur la gauche et me suis retrouvée face à l’assiette. J’ai pu m’arrêter, mais la voile m’a dépassée et s’est accrochée au câble de la remontée… et je me suis retrouvée suspendue dessous.
Plus de peur que de mal.
Ça n’a pas entamé mon envie de continuer. Mais clairement, ça a ajouté une petite couche de stress pendant quelques semaines.
Heureusement, Thalia et son équipe ont été super soutenants (spécial dédicace à Mathieu D. pour son coaching les semaines suivantes 😉).
Après 3–4 semaines sans voler, j’ai commencé à angoisser sérieusement à l’idée de reprendre : cauchemars la nuit, boule au ventre la journée, une vraie remise en question. Je me suis même demandé si je devais arrêter.
Mais l’envie était toujours là.
Ce qui m’a aidée ? Une séance d’hypnose avec une hypnothérapeute parapentiste. Après une seule séance, mes angoisses avaient disparu et l’envie avait repris le pas sur la peur.
Bien plus qu’une école

Il y a un moment que je n’oublierai jamais. Le jour où Marco a versé une petite larme en voyant mes progrès. Ça m’a profondément touchée 🥹
À Thalia Parapente, on sent que l’équipe est investie émotionnellement. Ce n’est pas juste une relation prof-élève. On se sent comme dans une famille.
Au-delà de l’apprentissage, j’ai adoré passer ces journées avec l’équipe et les autres élèves. Il y a de l’entraide, beaucoup de solidarité, et surtout un vrai plaisir d’être là ensemble à partager cette passion.
Je me suis fait des amis que je continue à voir en dehors de l’école.
Le jour du brevet

Quand j’ai reçu mon brevet, j’ai ressenti une immense fierté et beaucoup de gratitude.
Parce que même si j’avançais pas à pas, une partie de moi continuait de se demander si j’y arriverais vraiment.
Je pensais en avoir pour plus d’un an de formation. Au final, j’ai passé l’examen après 10 mois de formation, réussi du premier coup.
Apprendre le parapente a eu beaucoup plus d’impact que je ne l’imaginais.
J’ai compris que j’étais capable de dépasser mes peurs.
J’ai appris à accepter de ne pas tout maîtriser.
J’ai appris à faire confiance, d’abord à mon instructrice, puis à moi-même.
À 38 ans, j’ai réalisé que je pouvais encore apprendre quelque chose de totalement nouveau, quelque chose qui me sort complètement de ma zone de confort.
Et surtout, j’ai appris à être 100 % dans le présent.
Aujourd’hui encore, je me raccroche souvent aux enseignements du parapente dans ma vie de tous les jours.
Et maintenant ?
L’aventure continue ✨
J’ai envie de progresser à mon rythme, avec des vols coachés et des cours complémentaires. Je me suis aussi inscrite à un stage SIV pour gagner encore en confiance.
Mais surtout, j’ai envie de prendre du plaisir à voler régulièrement avec mon copain, avec des amis, avec le club.

J’adore le fait que le parapente est un sport solitaire qui se partage.
Cet été, nous partons une semaine en Italie avec un groupe. J’ai hâte de découvrir de nouveaux paysages… depuis le ciel.
Si tu hésites à te lancer…
Je te dirais simplement : « Lance-toi ! Un pas après l’autre. Tant que l’envie et le plaisir sont là, la peur peut s’apprivoiser. »
Si je devais résumer mon parcours chez Thalia en quelques mots : Une aventure humaine, personnelle et collective incroyable !
J’y ai rencontré des personnes, et une philosophie de vie, qui rendent ma vie plus belle 🥰


